4 décembre 2008
Etranger dans un pays dont on ne parle pas la langue, le risque est de vivre un peu en apesanteur, en dehors de la vie sociale et politique. Si cette ouate s’avere confortable, et a tout dire reposante, elle montre tout de meme ses limites lorsqu’il s’agit d’un peu mieux apprehender notre nouvel environnement.
Les informations d’actualites politiques et sociales en francais sur la Croatie ne sont pas legions, et a proprement parler introuvables – le site de l’Ambassade de France en Croatie se montrant assez peu prolixe sur ce point. Il faut donc rendre hommage au site Balkanikum, ce site de news en francais.
23 octobre 2008
Faisant suite à mon dernier post, je voudrais revenir sur l’amabilité des zagrebois.
Nouvellement arrivé, il m’arrive plus souvent qu’à mon tour, d’avoir à demander de l’aide pour , à titre d’exemple trouver mon chemin ou pour tout simplement obtenir tel ou tel renseignement. Et je ne sais pas si j’ai jusqu’ici eu de la chance, ou bien s’il s’avère que j’ai le contact plus facile avec les zagrebois qu’avec les parisiens, mais dans la très grande majorité des cas j’ai obtenu l’aide attendue.
Je n’ai eu de relations désagréables qu’en de très rares occasions : une vendeuse d’un petit “konsum” (superette) me faisant sentir, avec la plus renfrognée de ses grimaces possibles, qu’une bonne idée serait d’arrêter d’acheter mon jambon chez elle en lui parlant anglo-croate…;
ou cette pharmacienne ,me suspectant de je-ne-sais-quoi, après avoir rencontré des difficultés à déchiffrer mon ordonnance dont deux mots étaient écrits en français par le médecin très content de s’exercer un peu à la langue de Molière.
A l’exception de ces deux cas, et j’ai encore du mal à y croire – ou à m’y faire – tant la différence d’avec Paris est important, les zagrebois sont pour le moins très symphatiques, prêts à aider, plaisant et faciles d’accès. Ce qui est pour le coup, un vrai changement d’environnement psychologique pour qui a fréquenté les parisiens et parisiennes, leurs relations stressées, tendanciellement agressives, et quasi-systématiquement sur la défensive.
22 octobre 2008
Devant prendre un taxi, je me retrouve à la gare centrale (1). Là, le premier d’entre eux attend le chalant : c’est un homme d’envrion deux mètres et pesant assez largement les 90 kilos, vieux survêt’, mal rasé et voiture pourrie…
N’ayant pas le choix et toujours à me dire qu’il ne faut guère écouter les sirènes des préjugés, je monte et demande donc gentillement au taxi de me ramener à la maison.

Et de-là s’engage au fil des kilomètres, et après avoir échangé poliment les infos de bases sur le pourquoi de ma présence à Zagreb, une discussion intéressante passa en revue aussi bien les raisons structurelles des succès sportifs internationaux d’un pays aussi peu peuplé que la Croatie (2), que l’inefficacité des politiques sécuritaires françaises opérant par ailleurs souvent un amalgame entre religion musulmane et pauvreté des quartiers de relégation sociale.
A ce chauffeur de taxi, je voudrais dire un grand merci : PONU HVALA ! Cette journée fût après cette rencontre inattendue, plus belle et plus agréable que le laissait le présager mon agine et la forte fièvre qui l’accompagnait.
Évidemment, et pour ceux qui ont vécu à Paris le savent, une telle expérience dans la capitale française paraît impossible. Les “rencontres” avec les chauffeurs de taxis parisiens sont toujours si… comment dire… telles sont toujours trop longues !
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(1) : plan
(2) : 4 437 460 hab. (2001)
17 octobre 2008
Empruntant assez souvent le tramway zagrebois, j’en suis aussi venu à la réflexion suivante :
Comment cela se fait-il que je sois le seul à composter mon billet ?
Que le tramway soit bondé ou non, quelque soit la ligne ou le sens du trajet, quelque soit la station, je suis systématiquement le seul et unique quidam à mettre un ticket dans la machine…
Certes, il existe des cartes de transport au mois ou à l’année, et surtout les usagers ont la possibilité de payer leur titre de transport par SMS ; cela diminue donc d’autant le nombre de personnes recourant aux traditionnels billets en papier – même si je ne vois pas plus que ça les gens sortir leur téléphone, mais cela explique-t-il pour autant, qu’à ce jour, je n’ai jamais vu personne, outre votre serviteur honnête, utiliser le composteur ?

Le mystère demeure
11 septembre 2008
Apres une longue periode de silence, logiquement du au temps du demenagement et de l’installation (d’internet), nous revoici donc.
Pour initier les nouveaux posts en tant que nouveaux zagrebois, commencons par des photos. Vous retrouverez sur ce photo-blog Zagrebovic mes photos de Zagreb > Photos temoignages, photos decalees, photos parce-que-je-trouve-ca-beau-ou-insolite, bref des images de mon nouveau monde.

Sur ce photo-blog, en cliquant sur “Archive”, en haut a droite, vous aurez le diaporama des photos deja postees.
Livic long n’ Prosperic
23 juillet 2008
Je crois que Paris me fait la gueule !
L’autre jour nous avons eu une panne de courant sur notre secteur et seule notre partie de rue n’a recouvré l’électricité qu’au petit matin. Ensuite, nous avons eu une panne de notre câblo-opérateur, donc plus d’internet ni de télévision (pendant la coupe du monde !). Samedi dernier, nous avons eu le droit à du marteau piqueur à minuit par les services de la mairie et de GDF réunis. Enfin, la dernière en date, une des habitantes de notre immeuble dont les fenêtres donnent sur le patio…

… n’a pas attendu 30 secondes que mes enfants soient là pour sortir son nez de sorcière et de déclarer que le règlement intérieur voté par le syndic interdisait l’usage du patio comme cour de récréation, et que de toute façon nous n’étions pas propriétaires et blabla et blabla…
Bref, je crois que Paris use de toutes ses tuyauteries enfuies et autres relans nauséabonds pour me faire comprendre que c’est assez mal venu de la quitter comme ça. Mais est-ce ma faute à moi, Madame Paris, s’il existe mieux ailleurs ?
Et j’en profite pour remercier de tout mon cœur toutes ces personnes qui, lorsqu’on leur raconte que nous allons quitter Paris et partir vivre à Zagreb, trouvent cela formidable. Leurs encouragements sincères font extrêmement plaisir.
23 juillet 2008
Petite histoire vraie, histoire d’apprécier un certain d’esprit qui court le long des rues de notre capitale.

La scène se passe dans un bus de la ratp. Deux vieilles se mettent à discuter entre elles suite à l’entrée d’une femme avec son enfant dans une poussette. Visiblement pas contentes d’avoir dû se déplacer à cause de cette envahissante poussette, l’une des vieilles déclare à l’autre :
“C’est vraiment gênant toutes ces poussettes dans le bus.”
Et sur son élan (attention on s’accroche à son siège), la vieille rajoute :
“En plus, c’est pas normal, ils prennent la place de trois ou quatre personnes et ils ne payent qu’un seul ticket ! On n’est toujours entrain de chercher de l’argent, il n’y a qu’à faire payer les poussettes !“
5 juin 2008
S’il est souvent particulièrement éprouvant de trouver à se garer dans Paris, il est également parfois difficile de sortir de sa place…



Et là où Paris s’acharne à diminuer le nombre de places de parking, d’autres villes comme Varsovie ou Zagreb – probablement moins intelligentes – ont inventé les places en épi : plus de places, plus faciles, bref un truc de dingue.
Vous avez déjà vu des places de parking en épi à Paris ? Moi, non. Ils sont vraiment fous ces étrangers !

[Un bout de Zagreb avec des épis à la pelle]